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jeudi 2 juillet 2009, par
La culture en caisson revient à recréer n’importe où les conditions nécessaires à la culture de plantes comestibles. Les caissons occupent peu d’espace, enrichissent la terre, et peuvent être cultivés à tout âge, même par des personnes souffrant de handicaps physiques.
Cultiver en caisson présente une série d’avantage non négligeables par rapport à la culture en pleine terre :
protection des légumes et des semis des ravageurs à quatre pattes (lapins...)
protection des oiseaux insectivores des prédateurs de type chats
facilité d’élimination des insectes (limaces, escargots) qui se retrouvent à hauteur de taille et non plus au sol
on ne marche plus sur la terre que l’on cultive ; fin du phénomène de tassement du sol à causer des allers et venues
gain d’environ 3° sur la température du sol (protection contre les gelées) par la décomposition lente du substrat
gestion économique de l’eau, le caisson jouant le rôle d’éponge tout en limitant les phénomène de saturation
neutralisation de l’érosion du sol
permet de cultiver sur les terrains les plus ingrats (cailloux, racines, terrains lourds)
Le caisson présenté ici est réalisé en bois. Sa construction est rapide et peu coûteuse (quelques dizaines d’euros tout au plus). Avant le début du chantier, il faut néanmoins s’interroger sur la durée de vie du caisson, qui conditionnera le type de bois employé, et garder en tête la nécessité de ménager une zone de circulation pour pouvoir atteindre toute la surface cultivée, même quand le jardinier est en fauteuil roulant.
Les formes géométriques sont libres, mais les caissons imposent des contraintes de taille minimum et maximum, la largeur, par exemple, ne devant pas dépasser deux longueurs de bras. Il faut aussi tenir compte des contraintes mécaniques sur les parois du caisson du fait du poids de la terre, poids qui augmentera au fur et à mesure que le substrat se change en humus.

Ici, nous avons assemblé les drosses avec du fil de fer de forte section après avoir creusé une entaille dans les planches. Le fil est fixé à l’aide de simple clous recourbés.

Pour assurer une bonne rigidité à l’ensemble, nous avons utilisé de longues tiges filetées qui traversent le caisson dans sa largeur, et positionnées à peu près à mi-hauteur.

A la base du caisson, qui reste ouverte (ne surtout pas mettre de bâche plastique étanche), on veillera à mettre en place un système de protection contre les taupes : grillage, lit de cailloux ou toute autre barrière suffisamment durable dans le temps. Dans notre cas, le caisson est construit à quelques centimètres de la roche, dont cette protection est inutile.

Comblez les interstices avec un peu de terre, en affleurant le sommet des bûches.
Ajoutez ensuite un lit de feuilles mortes ou de foin sec, puis du petit bois d’une section de 5 centimètres maximum. Là encore, n’utilisez pas de résineux, mais des feuillus à décomposition rapide (peuplier, frêne, hêtre...). Remettez un nouveau lit de terre pour égaliser et éventuellement de l’engrais vert (épluchures, par exemple, en quantités raisonnables).
Mettez ensuite des bottes de paille ou de foin entières, le plus compressées possible. N’hésitez pas à monter dans le caisson pour tasser.
Enfin, terminez avec 15 centimètres de terre, tamisée si possible pour en éliminer les cailloux.
Notez qu’il est nécessaire, lors du premier remplissage, d’ajouter des palissades temporaires (en planches de bois par exemple) sur le pourtour du caisson. Au fur et à mesure de sa décomposition, le foin va se tasser. Pour obtenir au final un lit de terre à 10 centimètres en-dessous du rebord du caisson, il faudra initialement dépasser de 15 centimètres au-dessus du rebord. Notez qu’un caisson bien rangé se tasse moins.
Pas très écologique ni durable, la tronçonneuse reste tout de même une alliée précieuse quand on a beaucoup de caissons à construire
L’idéal est de commencer la fabrication du caisson à l’automne, de façon à ce que la pluie vienne naturellement tasser l’ensemble, et que la masse soit gorgée d’eau.
On peut aussi commencer à semer le caisson tout juste terminé : le tassement n’affectera pas la pousse des semis.
Le remplissage peut aussi se faire uniquement avec des bottes de foin, mais tenez compte alors d’une diminution considérable du volume au fur et à mesure qu’elle se tasse. En fonction de la qualité du foin, comptez sur un réduction d’environ 50% du volume les premiers mois.